Comprendre le partage de la valeur dans votre entreprise

Pour les économistes, à l’échelle d’un pays, la valeur se partage entre les salaires et les profits. Cette vision simplificatrice est cependant très éloignée de la réalité perçue par les collaborateurs, les dirigeants ou les actionnaires d’une entreprise.
De mon point de vue de consultant en rémunération, la valeur ajoutée d’une entreprise se partage entre les salariés, l’état, l’outil de travail, les prêteurs de capitaux et les actionnaires.

Dans l’entreprise A, la valeur (8 millions €) se partage grâce au salaire, en l’absence de dispositifs de partage de la valeur :

Dans cet exemple, en tenant compte de la fiscalité des revenus du travail, c’est l’état, au sens large, qui bénéficie nettement de la plus grande part (45,1%) du fait de son rôle pour allouer les ressources et redistribuer les revenus en prélevant les impôts, taxes, charges, cotisations et contributions sociales.

La rémunération nette d’impôt des salariés est dans ce cas limitée à 26,5% de la valeur ajoutée alors que les salaires bruts en représentent 45%. Nous sommes loin de la vision économiste qui dans ce cas attribue 64% de la valeur aux salaires et 36% aux profits.

La part des actionnaires de cette entreprise très performante correspond au résultat net et s’élève alors à près de 21% de la V.A.

 

Dans l’entreprise B, aussi performante que l’entreprise A en Valeur Ajoutée, les salaires offerts sont moins élevés car la valeur se partage également avec les dispositifs collectifs de partage, généreusement utilisés : intéressement à 20% du salaire, PPV à 6 000 €, participation moyenne à 20 000 €, abondements du PEE et du PERCO à hauteur de 24% du PASS.

Dans cette entreprise B qui optimise le partage de la valeur, la part nette revenant aux collaborateurs est près de 40% supérieure à celle offerte dans l’entreprise A  (36,8% contre 26,5%), même avec des salaires moindres de 20%.

La part brute des salariés culmine ainsi à 52% de la V.A. (36%+11%+5%) contre 45% dans l’exemple A.

Pour un salarié célibataire payé 12 k€ bruts mensuels et supportant un taux moyen d’imposition de 26%, cette part de la V.A., qui comprend 88 k€ de salaire net après impôt sur le revenu et 59,5 k€ d’épargne défiscalisée, atteint 147,5 k€.

Pour les actionnaires de B, le profit net diminue certes de 150 k€ par rapport à ceux de A, mais en contrepartie, la fidélisation, la motivation ou les possibilités d’actionnariat salarié des collaborateurs seront bien meilleures avec cette politique de rémunération plus partageuse. 

 

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